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DJIBOUTI

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Démocratie, Justice, Liberte, Développement


La folie meurtrière d'un soldat de l'armée djiboutienne

Publié par Elmi Diraneh sur 1 Décembre 2016, 18:34pm

Dimanche 27 novembre 2016, vers 9h du matin, un drame inhumain, vil, inqualifiable et d'une cruauté inouïe s'est déroulé dans la caserne de l'armée nationale de la ville de Dikhil. Un sergent muni d'un fusil semi-automatique a ouvert le feu sur le sous officier Warsama Djilal Rayaleh qui s'apprêtait à rentrer dans son bureau après une pause repas. Il est atteint de plusieurs balles et s'écroule. Le tireur s'approche du corps sans vie, gisant dans une mare de sang. Il lui tire encore à bout portant trois autres balles dans la tête pour l'achever.
Son forfait accompli, le meurtrier toujours muni de son arme, aux sus et aux vues de tous les militaires présent ce matin-là sur le lieu, s'est diriger libre vers la sortie de la caserne en direction de ville sans être inquiété le moins du monde. Après avoir erré quelques temps dans la ville, il s'est plus tard constitué prisonnier lui-même à la brigade de gendarmerie de la ville.
Quelques heures plus tard, la nouvelle de l'assassinat de la caserne de Dikhil s'est propagée à travers tout le pays de bouche à oreille. Et, c'est avec consternation que la famille et les djiboutiens aux appris le drame. Choqués, attristés et affligés, ils sont unanimes à condamner l'acte lâche perpétré par le sergent-assassin qui a couté la vie d'un homme connu et apprécié pour sa gentillesse par les djiboutiens et dikhilois. Feu A Djilal Rayaleh est né en 1966 à Djibouti. Il laisse une veuve et cinq enfants. La dépouille du défunt a été ramenée en ambulance de Dikhil vers Djibouti où sa famille réside. Il a été inhumé le jour même au cimetière de PK12.
Les djiboutiens sont nombreux à présenter les témoignages et les messages de condoléance à la famille que les tentes dressées pour la cérémonie funéraire ne désemplissent pas. Mais, ils déplorent le manque de communiqué officiel des instances dirigeantes du pays. La brève évocation dans les journaux télévisées de la RTD présentant la mort du défunt comme un banale décès est lamentable et heurte la sensibilité de la famille et des djiboutiens.
Beaucoup de questions restent sans réponse et seule une enquête minutieuse permettra de déterminer les circonstances qui ont amenées ce drame:
-Pourquoi le sergent à tuer?
-Des griefs entre les deux hommes existaient-ils?
-Y avait-il complicité ou était-ce un acte isolé?
-Comment et qui lui a donné l'arme?
-Pourquoi les militaires sont restés sans réaction?
-Quel profil psychologique avait le tueur?
-Y avait-il des actes précédents et si oui qu'a-t-on fait?
. Les réponses à ces questions pourront peut-être permettre à la famille et aux proches de surmonter le chagrin de la disparition tragique et brutale de leur bien-aimé.

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